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Surélever en petite couronne : recomposer un front bâti

Deux bâtiments faubouriens de hauteurs différentes, une rue qui a perdu sa ligne : ce que la surélévation peut réparer, et comment elle se décide.

Surélever en petite couronne : recomposer un front bâti

À Saint-Denis comme dans toute la petite couronne, le tissu faubourien juxtapose des immeubles de gabarits très variés. Une parcelle sur deux a été surélevée, l’autre pas : le front bâti avance en dents de scie, et chaque rupture de hauteur laisse un pignon aveugle exposé.

Notre Projet Couturier part de ce constat. Deux bâtiments d’habitation mitoyens, des façades en brique à la modénature soignée, mais une différence de gabarit qui casse la lecture de la rue.

Ce que la surélévation répare

Surélever ne consiste pas à poser des mètres carrés sur un toit. Bien menée, l’opération recompose la rue : les niveaux créés sont traités en attique, en retrait, avec une matérialité contemporaine qui dialogue avec les toitures existantes sans les imiter. L’existant est conservé et valorisé, l’ajout est lisible.

C’est exactement la logique de nos plans : le noir pour ce qui existe, le rouge pour ce que nous apportons.

Les questions à se poser avant

  • Le PLU de la commune fixe la hauteur maximale et les règles de gabarit. C’est la première vérification, elle prend quelques jours.
  • La structure existante doit pouvoir porter les niveaux créés, ou être renforcée. Un diagnostic structure s’impose avant tout dessin.
  • En copropriété, la surélévation suppose un vote et peut valoriser les parties communes : le droit à construire a une valeur.
  • L’autorisation d’urbanisme sera un permis de construire dans la plupart des cas, avec un délai d’instruction de deux à trois mois.

Une étude de faisabilité menée par un architecte répond à ces quatre questions avant d’engager des frais. C’est un investissement modeste au regard de ce qu’elle sécurise.